Société de création de contenus et de contenants : sites Web éducatifs et culturels, blogs, Second Life, podcasts, reportages, réseaux sociaux, consulting...
C’est sur la sim de SUN dans Second Life qu’avait lieu hier une rencontre avec Mitch Kapor, le nouveau CEO de Linden lab, la société qui gère Second Life. Kapor est un des pionniers de l’informatique, créateur de Lotus et co-fondateur de l’Electronic Frontier Foundation. La soirée était organisée par Metanomics et animée par Robert Bloomfield, professeur de gestion à l’université de Cornell (USA). La diffusion, uniquement en audio, était assurée par SLCN.tv. Nous étions une centaine de résidents et nous avons pu aussi poser quelques questions vers la fin de la conf, et ce sans lag !
Mitch n’a pas fait de révélation fracassante, on pouvait s’en douter, car si certaines rumeurs se font insistantes (le rachat de Linden par Google), ce n’est pas lors d’une interview un peu informelle et une prise de contact avec la presse et les Slifers qu’il allait le dire.
Il a raconté comment les équipes de développeurs comprenaient de mieux en mieux le fonctionnement de l’écosystème que représente un métavers. Ajoutant que l’expérience utilisateur n’était pas encore au stade du raffinement et de la simplicité à même de séduire, au-delà des early adopters, le très grand public. Revenant sur la forte compétition qui existe désormais entres les différents mondes virtuels, il a expliqué comment cette concurrence leur donnait envie de faire mieux, d’améliorer les services, d’innover afin de rendre les univers 3D “as friendly and easy as possible”. Au regard des critiques souvent formulées dans le domaine technique, il a rappelé le temps qu’il avait fallu aux systèmes d’exploitation d’Apple et de Microsoft pour avoir des outils stabilisés, efficaces, friendly, et qui puissent répondre sans problèmes aux besoins d’un marché de masse.
Pour lui, l’adoption des mondes virtuel, en entreprise notamment, se fera en bottom-up. Une fois que les individus les auront testé, pour la communication interne, le travail en équipe, l’utilisation deviendra de plus en plus naturelle. Personne ne peut dire si ces usages vont chambouler nos façon de travailler comme le Web à pu le faire. C’est un problème culturel avant tout.
Il estime qu’il faudra une génération pour avoir un système tous terrains et tout public. Il a précisé que les innovations et les améliorations ne dépendent pas seulement de l’argent qu’on investit, mais surtout des hommes qui vont savoir résoudre les problèmes. Car il s’agit d’imaginer et d’inventer le futur. Il a d’ailleurs conclut en citant Wiliam Gibson : “le futur est déjà là, mais que tout le monde ne le sait pas…”
Depuis hier, mardi 25 mars, l’exposition est ouverte au public à la Cité des sciences. Pour le site de l’expo, nous avons travaillé sur la conception générale et le graphisme (réalisé par la société Zéni), travaillé sur l’approche éditoriale, la création des contenus et réalisé 10 interviews vidéo. Nous avons également réalisé une dizaine de définitions pour le lexique.
Qui n’a pas essayé au moins une fois de regarder un film en relief avec des lunettes rouge et verte. L’effet est saisissant, mais donne assez vite un mal de tête si on y passe plus de 20 minutes (je me rappelle le jeu vidéo Nanosaure 2). Avec le développement des mondes virtuels de type Second Life ou Wonderland j’imagine facilement l’apport que pourrait signifier une mise en vrai relief et sans lunettes de ces univers. En septembre 2006, Apple a déposé un brevet dans le domaine de la projection d’images 3D stéréoscopiques sur écrans. Elle propose une solution qui éviterait de porter des lunettes adaptées et permettrait à plusieurs personnes de profiter simultanément de ces images.
Encore dans les limbes des labos de Cupertino sans doute… en attendant voici une vidéo de Johnny Chung Lee de la Carnegie Mellon University. Sa manip donne la sensation de la 3D avec une astucieuse combinaison d’infrarouges, de head tracking et de manette Wii…
Philip Rosedale, créateur de Second Life — monde virtuel 3D en ligne lancé en 2003, “entièrement imaginé et créé par ses résidents” — quitte son poste de CEO de la société Linden Lab au profit de Mitch Kapor, le créateur de Lotus et co-fondateur de l’Electronic Frontier Foundation. Il reste membre directeur du conseil d’administration et plus important actionnaire de la société. Il va consacrer son temps au développement et à la stratégie.
Pas question donc d’abandonner son bébé virtuel : “C’est le boulot de ma vie. Je ne vais nulle part, je reste engagé à temps plein dessus, sans doute pour le reste de ma vie.” Rien de surprenant dans ce passage de témoin très fréquent dans les start-ups techno de la Silicon Valley — qui d’ailleurs était annoncé depuis plusieurs mois — à l’instar de ce qu’ont fait Google (ses créateurs ont engagé Eric Schmidt, ex-directeur technique de SUN et PDG de Novell), ou eBay (qui ont appointé Meg Whitman qui a travaillé entre autres pour Procter & Gamble). Après le lancement de leur boite, les créateurs visionnaires font appel à des vétérans du business de haut niveau pour rationaliser l’évolution de leur société.
Ce que semble d’ailleurs oublier plusieurs papiers — celui du Monde “Second Life cherche un second souffle“, ou celui de l’Express “Le PDG de Second Life démissionne sur fond de crise” — qui ne rendent pas vraiment compte de l’évolution de SL ni des Métavers en général. La conclusion du Monde “Le soufflé des mondes virtuels serait-il en train de retomber ?”, marque une méconnaissance de la tendance actuelle : 100 millions de visiteurs dans plus de 35 mondes virtuels et 1 milliard de $US investis l’an passé dans ces univers, par des groupes tels que Walt Disney — et AOL vient de racheter le site Web de réseautage social Bebo pour un montant de 850 millions $US, société qui prévoit d’investir massivement dans les Métavers. Si Coca Cola quitte SL, IBM, NEC, Lancia y construisent de nouvelles îles et le Consortium NMC de 250 universités et musées américains travaille aujourd’hui dans plus de 100 îles…
Nous avions rencontré Philip à la Convention internationale Second Life (interview en vidéo) qui se déroulait à Chicago du 23 au 26 août 2007, et il avait déjà évoqué alors officieusement avec nous la nécessite de donner à Linden Lab un boss plus orienté business. L’impression qu’il nous avait laissée, était celle d’un vrai inventeur, plus intéressé par l’humain, les expérimentations technologiques et pédagogiques que les dollars… En tant qu’acteurs du SL francophone, il nous semble que cette évolution est plutôt bon signe, une consolidation favorable et naturelle.
La nouvelle grande exposition permanente de la Cité des sciences intitulée “Le grand Récit de l’Univers” va ouvrir ses portes le 25 mars 2008. Loin de la leçon de science intimidante, l’exposition entraîne ses visiteurs dans une enquête passionnante pour découvrir la généalogie de la matière, en remontant le temps jusqu’à la formation des tout premiers atomes, voilà 13,7 milliards d’années.
I-marginal a gagné l’appel d’offre du site de l’expo. Nous avons travaillé sur la conception générale du site, et le graphisme, réalisé par la société Zéni, travaillé sur l’approche éditoriale, la création des contenus et réalisé des interviews vidéo. Nous y reviendrons.
Prédire que des êtres de synthèse “intelligents”, au comportement proche de l’humain, vont coloniser Second Life d’ici quelques années n’est plus complètement une vue de l’esprit. Un groupe de chercheurs du département de sciences cognitives du Rensselaer Polytechnic Institute de Troy (État de NY, USA) a en effet réalisé une expérience encourageante à ce sujet. Ce labo, spécialiste en intelligence artificielle, vient de créer un personnage virtuel dans Second Life capable de réussir un test cognitif à la portée d’un enfant de quatre à cinq ans. En particulier la capacité à comprendre les intentions d’autrui. Ce que les spécialistes résument dans la “théorie de l’esprit” et le test de la “fausse croyance”.
Mais revenons à notre enfance. Il était une fois, Guignol, qui profitant de l’absence du Gendarme, cacha le bicorne de celui-ci. Où donc le Pandore cherchera-t-il d’abord son couvre-chef à son retour ? “Là où Guignol l’a caché !”, répondront les bambins de trois ans. “Là où le Gendarme l’avait laissé”, corrigeront leurs aînés d’un an. Douze mois de maturation qui leur permettent de distinguer chez autrui les fausses croyances. Cette capacité à appréhender la subjectivité, à se représenter l’esprit d’autrui, est une étape fondamentale de notre développement.
À l’occasion de la Journée Internationale de la femme, nous avons réalisé des interviews et une mise à jour du dossier Web du site, avec notamment Fabrice Delloye sur Ingrid Bétancourt : “Quand les femmes résistent par l’esprit”; Véronique Delvolvé-Rosset (candidate Modem à Paris 7e) : “Les femmes en politique ne sont pas interchangeables”; Yvette Roudy : “Le féministe est avant tout un combat pour le droit” »; et Isabelle Juppé : “Le numérique est un moyen pour les femmes de s’émanciper”.