Samedi 16 janvier 1999, 13:35 | in Archives
Les fondateurs d’I-marginal, Sacha et Natacha Quester-Séméon, Jean-Rémi Deléage, Tatiana Faria et Etienne Parizot, ont entre autres, signé une centaine d’articles scientifiques et multimédias, produit des émissions de télé et travaillé en tant que conseil.
Petite revue de détail de leurs chemins individuels et croisés.
Avant 1998
Sacha Quester-Séméon a travaillé comme journaliste à Sciences et Avenir dans la rubrique multimédia. Il a été le webmestre et co-créateur du site Web du journal sur AOL (1996) et a animé des discussions en ligne.
Tatiana Faria est la fondatrice de l’association Les Humains Associés et directrice de sa revue “La Revue Intemporelle”. Elle est aussi journaliste (elle a été chargée d’une rubrique dans Sciences et Avenir Hors-Série). Elle a été productrice associée de “Rencontres”, une série quotidiennes de 130 émissions de 26 mn pour Arte, avec entre autres Michel Cassé, Jean-Louis Aubert, Jean Baudrillard, Robert Doisneau, Sébastião Salgado, Moebius… (1993)
Natacha Quester-Séméon a été responsable de rubriques de Sciences et Avenir, Sciences et Avenir Hors-Série, et a régulièrement collaboré à plusieurs journaux : Télérama, Télérama Hors-Série, Nouvel Observateur…
Sacha et Natacha Quester-Séméon en étroite collaboration avec Tatiana Faria ont créé plusieurs sites et forums associatifs culturels et scientifiques dont celui des Humains Associés, pionnier de l’Internet associatif (1995)…
Jean-Rémi Deléage a collaboré pendant plusieurs années au magazine Médias (journal spécialisé dans la communication), a signé des articles pour Télérama, puis a été chef de service à Sciences et Avenir, (domaines sciences humaines et nouvelles technologies). Accompagné de Sacha et Natacha Quester-Séméon, il a fondé en 1996, la rubrique “Planet Cyber” de Sciences et avenir, cahier dédié aux nouvelles technologies.
Le trio composé de Jean-Rémi Deléage, Sacha et Natacha Quester-Séméon, a dirigé un numéro hors-série pour Challenges sur le multimédia (en 1997) et effectué des missions de conseils auprès de la direction du groupe du Nouvel Obs, concernant sa stratégie multimédia.
Etienne Parizot, astrophysicien au CNRS, est aussi un vulgarisateur scientifique (auteur d’articles pédagogiques, il donne également des conférences). Il a assuré le suivi scientifique du Cd-Rom “Station Images” pour le Cnrs.
À partir de 1998
- Ils fondent la société I-marginal
- Poursuivent leurs activités dans la grande presse (Télérama, l‘Express, et dans Le Monde avec une grande série sur le bogue de l’an 2000)…
- Interviennent en tant que concepteurs-rédacteurs en communication d‘entreprise dans l’institutionnel grand public et la presse d’entreprise
- Produisent des contenus et des sites web griffés I-marginal, que vous pouvez découvrir dans la rubrique “Nos réalisations”.
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Quelques réalisations de l’équipe, avant i-marginal
Numéro hors-série du magazine Challenges : “Planète Multimédia, le guide” (1997)
150 pages d’information et de pédagogie sur le multimédia à l’époque ou ce mot était encore peu connu. Sous la rédaction en chef de Jean-Rémi Deléage assisté de Natacha et Sacha Quester-Séméon.
L’aire de Sciences et Avenir sur AOL (1996)
L’aire Sciences et Avenir sur AOL a été lancée et développée par Jean-Rémi Deléage et Sacha Quester-Séméon, ainsi que l’auditorium virtuel permettant aux utilisateurs d’AOL de poser des questions en direct à l’invité du mensuel.
Le web des Humains Associés (1995)
L’association culturelle, scientifique les humains associés est une pionnière du Web français. Son site, conçu et maintenu par Sacha Quester-Séméon, est régulièrement cité dans des livres, des guides et dans la presse d’Europe ou d’ailleurs, comme l’un des meilleurs sites, que ce soit pour la richesse de son contenu comme de celle du graphisme fleuré par les dessins de Serguei, de Marol, et de Mœbius.
Station Images CD-Rom du CNRS (1995)
Un parcours passionnant au cœur de la recherche dont Étienne Parizot est co-responsable scientifique.
Rencontre (1993)
En 1993, l’ouverture des programmes d’ARTE était assurée par une émission quotidienne de 26 minutes, Rencontre, produite par Ellipse Programmes et E.T.C. En tant que productrice associée Tatiana Faria a supervisé treize des cent trente émissions de la série, avec notamment Michel Cassé, Jean-Louis Aubert, Jean Baudrillard, Robert Doisneau, Sébastião Salgado ou encore Frédéric Dard et Renzo Piano.
Le guide des 101 meilleurs sites internet de Sciences et Avenir (1997)
Une selection de sites webs scientifiques, éducatifs, culturels et ludiques menée par Jean-Rémi Deléage, assité par Natacha et Sacha Quester-Séméon.
Communication d’entreprise
Jean-Rémi Deléage, quelles-ont été vos expériences dans le domaine de la communication d’entreprise ?
J’ai fait mes premiers pas dans ce domaine dans les années 80. La Direction de la communication du groupe Placoplatre souhaitait redynamiser son journal externe et développer une politique novatrice en matière de supports de communication. C’est ainsi que j’ai été amené en tant que rédacteur en chef a diriger diverses lettres d’information et journaux du groupe, et a réaliser des films vidéo… Puis, j’ai diversifié mes activités de rédacteur auprès d’une vingtaine d’entreprises, aussi bien dans le domaine de l’institutionnel grand public que des supports professionnels.
Comment voyez-vous ce type de communication à l’heure de la révolution numérique ?
Si la communication d’entreprise a changé de visage avec l’explosion des nouvelles technologies, son objectif reste le même : celui de transmettre des informations, des idées, des valeurs, du sens… Avec le multimédia, cet objectif est même exacerbé : plus se multiplient les outils et les canaux d’information, plus on court le risque de voir le sens se diluer, le médium prendre le pas sur le message. C’est pourquoi je pense que le partenaire d’une entreprise doit avoir autant de compétence dans les Nouvelles technologies de la communication et de l’information (NTIC) que dans la communication d’entreprise pure.
Propos recueillis par R.T.
Mercredi 13 janvier 1999, 11:44 | in Archives
Ce n’est pas dans un bureau mais dans un lieu public que Christophe Labbé et Olivia Recasens m’ont donné rendez-vous. La conversation débute. Je pense que je les observe. C’est l’inverse, ils me laissent parler. Ils s’échangent des petites phrases en langage codé, je n’y comprends rien. C’est normal, c’est fait pour, ils me testent. Ils acceptent de me répondre. Sherlock Holmes et Docteur Watson, au service du journalisme, ils se plongent pendant des semaines dans des enquêtes méticuleuses sur des sujets de société, de multimédia, d’économie, ou de santé.
Qu’est-ce qui se cache derrière la façade lisse des apparences ? Le duo scrute, gratte le vernis, regroupe les infos, remonte jusqu’à la source, et analyse patiemment les longs fils qui forment la trame de leur sujet pour atteindre la face cachée des choses. Police, armée, Christophe et Olivia parviennent même à arracher des déclarations à la grande muette.
Entre 1992 et 1994, ils participent à Actuel, qui est dans sa dernière ligne droite. Ils signent la première couverture Cyber du magazine branché. Simultanément, ils alignent les enquêtes pour l’Evenement du Jeudi (époque Khanienne) sur des sujets très gais : les victimes françaises de Tchernobyl, les névroses traumatiques des casques bleus à Sarajevo, les cobayes humains des labos…
En 1996, le petit écran les demande, mais ils choisissent de rester derrière la caméra. Réalisateurs-enquêteurs, Christophe et Olivia collaborent à la Cinquième et aux hors-série de la Marche du siècle, Etats d’urgence (la réforme de l’armée française, la vache folle, les nomades de l’atome…) Toujours dans le secteur enquête, ils signent pour Sciences et Avenir, des dossiers sur le bioterrorisme, la sécurité aérienne, les faux-monnayeurs, la guerre électronique et le cahier multimédia PlanetCyber créé par les fondateurs d’I-marginal.
Pourquoi avoir choisi de collaborer à I-marginal ? “C’était pour nous la meilleure façon de prendre pied dans l’an 2000 en participant à une idée novatrice. La possibilité aussi de travailler dans une structure indépendante, au sein d’une équipe qui partage la même exigence professionnelle: pratiquer l’infor-
mation multisupport dans un état d’esprit proche de l’artisanat.”
Entre la presse écrite traditionnelle et les médias électroniques ultra-rapides, la concurrence ne fait que commencer. La presse en ligne exerce une nouvelle pression sur la médiacratie en accélérant la vitesse de parution de l’actualité brûlante. “Dans un monde de surinformation, le cyberjournaliste jouera pour le citoyen le rôle essentiel de filtre: valider, ordonner, mettre en relief, donner du sens… Généraliste de l’info, il devra adapter son écriture afin d’offrir, à l’image de l’hypertexte, différents niveaux de lecture. Enfin, ne mettant plus de frontière entre presse écrite, radio et télévision, il exploitera toute la palette des moyens d’information et de communication à commencer par Internet.” Nos deux contrebandiers de l’info renforcent les rangs d’I-marginal.
Tous font partie de ceux qui ont changé de référentiel, de cette génération de journalistes prête à affronter ce défi culturel majeur : la société en réseaux.
Alexandra David
Mercredi 13 janvier 1999, 11:36 | in Archives
I-marginal, que signifie ce nom bizarre ? “C’est un jeu de mots, explique le jeune gérant Sacha Quester-Séméon, entre image, marginalité (dans le sens d’anti-conformité au système de compétition), et imaginal, qui dans la métaphysique désigne ce monde intermédiaire entre l’abstrait et le concret, où l’imagination est créatrice”. Clin d’œil, aussi, à l’héritage hippie de ses géniteurs. Tout a commencé il y a deux ans, lorsque Sacha Quester-Séméon, sa sœur Natacha Quester-Séméon, leur mère Tatiana Faria, et deux amis, Jean-Rémi Deléage et Étienne Parizot, créaient I-marginal sur le coin d’une table, à la Closerie des Lilas. Bons vivants, ils pariaient déjà sur le succès de leur entreprise. La société I-marginal a pour objet la création de contenu électronique, papier, audiovisuel ou radio, et même sur “… tout autre support qui n’existe pas encore à ce jour. Que font ces créateurs dans le monde réel ? Les quatre premiers sont journalistes et le dernier, Étienne, est astrophysicien.
Journalisme traditionnel
L’informatique, ils s’y intéressent depuis le ZX 81 de Sinclair, premier ordinateur des “jumeaux Quester-Séméon. Quant à Jean-Rémi, il y a quinze ans que le mot “multimédia est entré dans son vocabulaire.
“Le numérique est un mélange de machines et d’intelligence. De ce point de vue, je pense que le Web est un outil techno-logique qui pourrait, s’il n’est pas dévoyé, rendre le monde un peu plus intelligible. Peut-être que la révolution du multimédia va dans le sens des besoins profonds de l’être humain : le développement personnel, l’autonomie, la communication multilatérale, le partage de l’intelligence. À nous de faire de ce rêve une réalité.” Après avoir organisé des festivals de films, il a travaillé pour des journaux d’entreprises puis pour Médias, Télérama, Sciences et Avenir.
“Le partage de l’intelligence ?
à nous de faire de ce rêve, une réalité”
Sacha, patron d’I-marginal, est un jeune homme-orchestre du virtuel, rien à voir avec le légendaire Rémy Bricka. Il est à l’aise dans l’informatique comme un poisson dans l’océan numérique. Difficile de lui coller une étiquette sur le dos. Un jour, il répare les micros de ses amis à Paris, le lendemain avec une amie, il anime et réalise une tranche horaire pour une radio d’humour nationale. Il collabore également à des productions plus sérieuses : il assiste le directeur artistique d’une exposition au musée de l’Orangerie, ou part à Prague, comme assistant-caméraman d’un documentaire artistique pour Arte.
“Le démontage de jouets
quand j’étais enfant, me sert aujourd’hui
pour réparer et comprendre les ordinateurs”
Il programme le HTML, manie le graphisme, compose de la musique sur son ordinateur. Et enfin, il porte la casquette de journaliste, en faisant la critique de cédéroms culturels et scientifiques et de jeux vidéo. De ces compétences laquelle préfère-t-il ? “Pour moi, toutes ces activités se complètent. J’ai bien sûr une préférence pour l’informatique et le multimédia, mais je me sers aussi bien de mes expériences artistiques pour réaliser la mise en page de la publication que vous avez entre les mains, que de mes nombreux démontages de jouets lorsque j’étais enfant, pour réparer des ordinateurs. J’aime apprendre. Et quand j’apprends quelque chose d’intéressant, j’essaie de l’intégrer à mon travail. C’est grâce à cela que j’ai pu devenir journaliste.”
L’internaute professionnelle, c’est Natacha, qui a à son actif des années de navigation cyberspatiale. Formée au journalisme par son travail de secrétariat de rédaction pour la revue de l’association les humains associés, elle fait ses armes dans la presse grand public en collaborant aux débuts de la rubrique multimédia de Télérama, puis à celle de Sciences et Avenir. “C’est amusant de voir la surprise de vos interlocuteurs lorsqu’ils constatent que spécialiste du multimédia peut aussi se conjuguer au féminin.”
En 1995, Sciences et Avenir appelle Jean-Rémi à intégrer la nouvelle rédaction. Assisté de ses deux acolytes Sacha et Natacha, il fonde quelques mois plus tard PlanetCyber, un cahier multimédia mensuel de dix pages. Sacha s’occupe du off-line (cédéroms et innovations), Natacha du on-line (les critiques de sites, sa chronique mensuelle). L’enjeu du multimédia devient de plus en plus évident pour les Français et pour les éditeurs de presse. La rubrique remporte un succès commercial et contribue à rajeunir le lectorat du magazine cinquantenaire. Le rythme s’accélère, ils font office de département multimédia informel du groupe (Le Nouvel Observateur, Sciences et Avenir, Challenges), les journalistes de l’Obs ne viennent-ils pas faire déboguer leurs bécanes chez eux et surfer sur le seul poste on-line de la maison ? Trois années de suite, la rédaction du Nouvel Observateur leur demande de collaborer aux numéros spéciaux sur le multimédia. Puis le trio conçoit et assure la rédaction en chef du premier hors-série de la revue économique Challenges intitulé “Planète multimédia, Le Guide” (150 pages). eux deux, les jumeaux rédacteurs en chef ont à peine plus de 40 ans. “Pendant la préparation du hors-série, Jean-Rémi était parti quinze jours en reportage au Japon pour Sciences et Avenir, sur un dossier robotique, se souvient Sacha, on était en plein editing, on s’envoyait des e-mails, des photos numériques, on discutait en chat-room, on était une rédaction virtuelle”.
Natacha résume son angle de prédilection : “On a besoin d’un autre regard sur ce monde technique. Il est possible d’aller au-delà de la simple cyberfascination pour la cylindrée des disques dur, la vitesse de l’horloge, ou la bande passante du Net. Trop souvent, on voit du pipo-cyber-commercial, ou du techno-charabia, qui embrouille aussi bien le lecteur que son auteur. On peut expliquer les enjeux, faire de la vulgarisation, sans exclure pour autant une réflexion de fond.“ Forte de ce constat, elle crée deux personnages imaginaires qui paraissent pour la première fois dans Challenges, le professeur Madnet et son élève Candide qui expliquent ce qu’est la révolution de l’aubergine, sous la forme d’un dialogue amical.
“On peut vulgariser le cyber
sans exclure pour autant
une réflexion de fond”
Outre sa chronique Internet, elle a créé une rubrique dans Sciences et Avenir dédiée à l’école et au multimédia avec un petit dessin d’humour : ” La souris et la craie. Jean-Rémi est aussi en charge des “sciences humaines, et Natacha s’occupe avec lui de dossiers comme “Les Ovnis ont 50 ans, “Télévision : le cerveau emprisonné, ou “l’Internet à l’école”.
À l’occasion de la première Fête de l’Internet en avril 1998, le trio dirige un fascicule offert aux lecteurs, les “101 meilleurs sites Internet. Ils ont milité pendant des mois pour qu’une édition électronique du magazine soit créée sur le Web. Elle verra le jour sur le bouquet d’America On Line (AOL), le plus important fournisseur d’accès Internet de la planète. Après trois ans sous les drapeaux du groupe Obs, le trio infernal l’a quitté. Le petit navire I-marginal les attendait à bon port, arrimé à leur QG sous les toits au cœur de Paris.
La culture de l’image et de l’écrit
Mais I-marginal ne se cantonne pas seulement au cybermonde. Le quintette rassemble des sensibilités diverses, lien essentiel entre la culture de l’écrit et de l’image. Tatiana Faria, qui collabore ponctuellement à certains journaux, est en charge de la présidence de l’association culturelle et scientifique les humains associés, qu’elle a créée en 1984. Par ailleurs, elle a été productrice associée sur la série d’émission télé Rencontre.
“Le cyberhumanisme, c’est se préoccuper de la dérive des continents entre info-riches et info-pauvres”
Amoureuse du papier, de la plume, de la philo et des arts, elle contrebalance les tendances technophiles de ses associés. Elle les enrichit de par sa réflexion et son savoir-faire reconnu en matière d’édition, car la publication gracieuse qu’elle a créée et dont elle assure la direction depuis dix ans, la Revue intemporelle, est considérée comme l’une des plus belles revues de la planète, une œuvre unique en son genre.
Tatiana s’inquiète de la dérive des continents entre info-riches et info-pauvres, c’est ce qu’elle appelle le cyberhumanisme (article paru dans Le Nouvel Observateur). Tatiana qui a fait les beaux-arts et psycho, joue a Crash Bandicoot, surfe sur le Net, et parle de l’éthique de l’informatique : “Quand je me suis mise à la cyberculture, il y a plusieurs années, mes amis parisiens semblaient déçus de voir que je réfléchissais sur l’impact humain des NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication), que notre association menaient des actions sur le Net… Ils me disaient que j’avais fais un étrange revirement vers la technique. Ils méprisaient l’informa-
tique et ignoraient volontairement le cybermonde.”
“La pédagogie scientifique apparaît comme un instrument social et culturel indispensable”
Le docteur des étoiles, c’est Étienne Parizot, astrophysicien, féru de pédagogie, de musique et de poésie. Ce normalien, professeur agrégé de sciences physiques, apporte ses connaissances scientifiques à l’équipe. “Sur le plan des idées comme dans la vie quotidienne, nous nous sommes habitués à utiliser des outils dont la nature, le fonctionnement et l’origine nous échappent complètement. Pourtant, nous pourrions en général en acquérir une compréhension globale assez bonne moyennant un effort limité.”
Conscient du danger que représente la division de notre société en communautés disjointes, n’interagissant plus les unes avec les autres, il s’inquiète du renoncement à comprendre, et donc à agir, que nombre de gens manifestent. “Que ce soit sur le plan scientifique, philosophique, économique ou encore juridique, la pédagogie apparaît comme un instrument social et culturel indispensable. En communiquant leur savoir au lieu d’entretenir le mystère ou la confusion, par paresse ou à des fins de pouvoir, les hommes pourront se sentir moins étrangers les uns aux autres, et au monde dans lequel ils vivent.”
Éthique et artisanat
Lorsque l’on additionne les compétences de tous ses membres, on constate qu’I-marginal dispose des outils nécessaires pour créer des contenus multisupports. Ils ont l’esprit hypertextuel. A propos, que veut dire ce terme multisupport ? Cela consiste à penser un contenu et à le décliner selon le média (presse, télé, cd-rom, Web, radio, etc.). I-marginal se fonde sur un esprit artistique, une finition artisanale et soignée. Dans la vie comme dans le business, ils ont leur éthique. Si un deal ne convient pas à leurs conditions, ils n’hésitent pas à mettre les points sur les “i”.
“Notre but n’est pas de produire à la chaîne mais de donner le meilleur de nous-mêmes”
“Certains nous ont gentiment dit que si l’on continuait sur cette voie éthique, trop éthique, nous n’irions pas loin en affaires… Comme si faire autrement était chose impossible ! L’équipage annonce la couleur : ” Notre but n’est pas de produire à la chaîne, ni de faire du profit à tout prix. Nous choisissons les projets sur lesquels nous travaillons en y apportant une touche d’imargilité, surtout en donnant le meilleur de nous-mêmes”. Pour eux le nouveau paradigme est plus qu’une théorie, c’est une pratique, le 3ème millénaire sera l’ère de la coopération, celui de la compétition étant bel et bien révolu.
Alexandra David
Dimanche 10 janvier 1999, 01:42 | in Archives
Presse d’entreprise
Pour le compte de la société Textuel :
Bull
Articles pour ” Arbor “, journal externe :
http://www.bull.fr/bull/arbor/main.html
E-business : la nouvelle révolution industrielle
An 2000, Alerte rouge
Services, le big bang
Philips
Réalisation d’un Hors-série de 12 pages pour “Plein cadre” (journal interne) avec interview de 40 responsables :
Les enjeux de l’an 2000
Air Liquide Welding
Rédaction d’un dossier pour “Alizée” (journal interne) :
Inventer le soudage du XXIe siècle
TDF
Réalisation d’articles pour “Images” (journal interne) :
Numérique : dernier virage pour France 3
L’offre Globcast
La révolution du Visionaute
Pour le compte de la société Artice :
SNCF
Rédaction d’un dossier sur la coopération internationale pour “Rail et recherche” (journal externe de la direction de la recherche) :
France-Japon : Les premiers pas d’un échange fécond
Pour le compte de la société BDDP :
Caisse des Dépôts et Consignations
Rewriting pour le journal interne
Pour le compte de la Cité des Sciences :
Articles pour “VISA” (journal externe) :
Nouvelles technologies et vie privée
Le nouveau Web de la Cité
Les robots footballeurs
Articles pour Cité Mag (journal interne) :
Le bug de l’an 2000
La Passage à l’Euro
Les handicapés à l’heure des nouvelles technologies
GNCR : Plaquette d’information papier : “En route vers le futur…”
À l’occasion de la création du site Web du GNCR et de sa présentation au Salon Equip’Auto 99, I-marginal a créé un mini-guide d’information à propos de l’Internet (sur 12 pages), destiné aux carrossiers adhérents. I-marginal a conçu et réalisé le graphisme, les textes et l’impression de cette plaquette tirée à 2000 exemplaires.